Stress…

Le stress est devenu un compagnon de chaque instant dans nos vies : le travail, la famille, l’environnement, l’alimentation etc. tout aujourd’hui peut être source de stress.

Bien qu’il existe plusieurs niveaux de stress, il est généralement associé à un état d’inquiétude ou de tension mentale qui perturbent notre équilibre intérieur, donc nuisible à notre bien-être et par ricochet à notre santé.

De manière universelle, le stress est définit comme étant « un état réactionnel de l’organisme soumis à une agression brusque ». En d’autres termes, il s’agit d’un choc physique ou nerveux, vécu ou ressenti, qui demande une réaction d’adaptation à l’organisme, car nos ressources de gestion personnelle habituelles sont dépassées.

La raison est simple, le stress est indéniablement personnel. La cause, les réponses et les symptômes sont et seront toujours singuliers. Un même « évènement » est et sera vécu par chacun d’une manière différente, avec une intensité différente et ce en raison de son histoire personnelle.

Prenez l’exemple d’un jeune homme qui marche seul sur un trottoir et qui voit arriver face à lui un chien sans laisse, mais surtout dépourvu de maitre. Plusieurs réactions sont possibles :

  • il continue d’avancer naturellement, croise le chien et poursuit son chemin
  • il continue d’avancer avec précaution, prend une distance de sécurité à proximité de l’animal et poursuit son chemin
  • il est sur ses gardes, décide d’emprunter le trottoir en face pour parer à toute confrontation et poursuit son chemin
  • il décide d’opérer un demi-tour, il rebrousse chemin pour éviter tout contact avec l’animal, y compris visuel

Ici une situation dite « stressante » peut susciter des attitudes différentes (non exhaustives) sans parler du panel d’émotions qui peut germer selon l’alternative choisie. Quoi qu’il en soit, la réponse est toujours liée à l’expérience de la personne. Qu’a-t-elle vécu dans sa vie pour réagir de telle ou telle manière ? Qu’a-t-elle vu, entendu ou ressenti qui conditionne son comportement aujourd’hui ?

Le stress n’est pas quantifiable car il est vécu de façon subjective que cela soit dans sa forme physique ou psychologique ; il est donc impossible de juger le stress de l’autre.

Il y a 2 types de stress qui ont été mis en évidence par le médecin hongrois Hans Selye, qui déjà en 1936 décrit le stress comme étant un « syndrome général d’adaptation ».

Il y a d’abord le « bon stress » également appelé « eustress ». Ponctuel et maitrisé, on parle davantage de stress aigu. Il vient stimuler et élever notre niveau de performance et peut nous procurer un sentiment de réalisation ou de bien-être.

Il y a ensuite le « mauvais stress » également appelé « détresse » (ou distress). Non maitrisé, il s’installe dans le temps, on parle alors de stress chronique. Il nous « fige », diffuse un sentiment de malaise et se révèle dangereux pour l’organisme.

    C’est ce second stress qui nous intéresse aujourd’hui, car il vient répondre à un contexte stressant par une réaction pouvant aller jusqu’à 3 phases dont il est important de prendre conscience :

    • PHASE 1 : L’alarme 

    L’organisme se prépare au combat ou à la fuite (colère ou peur)

    Réponse d’urgence, l’adrénaline est libérée dans les vaisseaux sanguins ce qui provoque des changements physiques : augmentation de la fréquence cardiaque, de la tension artérielle, de la température corporelle et/ou du taux de sucre dans le sang. La personne fait face au choc.

    • PHASE 2 : La vigilance 

    Période de résistance avec un état émotionnel de tension

    Réponse de survie, l’organisme se prépare aux dépenses énergétiques sur la durée. Le taux de sucre augmente de manière continue tout comme la pression sanguine. Les glandes surrénales libèrent le cortisol, les tissus du corps retiennent des composants vitaux comme le sodium, le taux de cholestérol augmente et le potassium diminuent ; les défenses immunitaires s’amenuisent. La personne tente de répondre aux défis qui lui sont posés et essaye tant bien que mal de résorber le stress.

    • PHASE 3 : L’épuisement 

    La situation stressante se prolonge ou s’intensifie.

    Un débordement, l’autorégulation interne devient inefficiente et les réponses de l’organisme ne sont plus adaptées. Submergé d’hormones activatrices, des effets délétères sont à craindre pour la santé. La personne déclenche le stade de la somatisation et de l’état dépressif.

    Les premiers symptômes du stress peuvent apparaitre après quelques jours seulement :

    • symptômes physiques : douleurs (coliques, maux de tête, douleurs musculaires, articulaires, etc.), troubles du sommeil, de l’appétit et de la digestion, sensations d’essoufflement ou d’oppression, sueurs inhabituelles etc.
    • symptômes émotionnels : sensibilité et nervosité accrues, crises de larmes, angoisse, excitation, tristesse, sensation de mal-être etc.
    • symptômes intellectuels : perturbation de la concentration et de la mémorisation, difficultés à prendre des initiatives ou des décisions…

    Ils ont dès lors des répercussions sur nos comportements (alimentation, médicaments…) ainsi que sur nos interactions (repli sur soi, agressivité…) Si le stress se prolonge davantage, ces symptômes peuvent s’aggraver et entrainer des troubles plus importants au niveau de la santé, comme des maux de dos, des maladies cardiovasculaires, ou encore des états dépressifs. Le stress a toujours un cout pour l’organisme qui le subit.

    Comment gérer son stress ?

    Le stress apparait en général dans une situation de « danger » ce qui le différencie de l’émotion. Pour autant, le stress génère bien des émotions et les 2 notions sont donc étroitement liés.

    Il y a 4 principales sources de stress :

    1. Le non contrôle, l’impression de ne pas maitriser la situation
    2. L’imprévisibilité, l’incapacité à anticiper
    3. La nouveauté, une situation inconnue
    4. La menace, un sentiment d’insécurité

    Il existe bon nombre de Tips pour désamorcer le stress et reprendre le contrôle de la situation, tels que : la respiration, la méditation, un bain de foret, la marche, le rire, la musique, le sport, le sommeil etc. Mais lorsque le stress commence à s’engrammer dans le corps, ces derniers ne fonctionnent que sur un temps limité et ne permettent plus de cicatriser. Dès lors, un travail sur soi devient indispensable.

    Comment retrouver l’équilibre ?

    Plusieurs étapes sont nécessaires pour identifier le stress et retrouver un apaisement.

    • Reconnaitre

      Reconnaitre son stress, être lucide sur son état (physique, psychique, émotionnel, énergétique) et reconnaitre l’émotion qui y est associée, celle que suscite son stress. Pour rappel, il y a 5 émotions « primaires » à savoir la joie, la tristesse, la colère, la peur, la surprise et le dégoût. Pour autant, bien d’autres états émotionnels peuvent vous accompagner.

      • Accueillir

      Observer ce qui se passe en soi et se laisser traverser par cette émotion sans la vivre. Les émotions ne nous définissent pas et elle n’ont pas vocation à s’installer en nous. De courte durée, elle sont le « signal » que quelque chose ne va pas. Ce sont uniquement nos pensées qui continuent d’influencer la durée de vie de l’émotion.

      • Investiguer

      S’interroger et prendre de la distance : à quel besoin non satisfait répond cette émotion ? Il s’agit d’identifier le besoin essentiel derrière cette « alarme ». Sécurité, amour, respect, reconnaissance, justice, etc. elles sont nombreuses et une nouvelle fois liées à notre histoire. Toutefois, les besoins de Maslow sont concrets et forts utiles pour nous aider à conscientiser et comprendre qu’un changement doit s’opérer.

      • Accepter

      Se libérer, se délester de ce qui n’a plus de raison d’être (croyance, comportement, blessure etc.) pour retrouver le calme. Après la mise en lumière, vient cette phase d’acceptation, qui comme lors d’un deuil (symbolique ou physique) demande une forme de résilience, non pas pour mettre la douleur derrière soi, mais bien pour avancer avec elle, non sur son dos mais dans sa peau.

      • S’aligner

      Poser l’intention, être dans sa justesse et agir dans la matière. Après avoir posé son fardeau, c’est le moment de nourrir, d’intégrer et d’ancrer de nouvelles ressources pour s’émanciper. Prendre sa place, exprimer son plein potentiel, mais surtout matérialiser par l’action. Le cerveau a besoin de l’application pour qu’une habitude devienne un automatisme. 21 jours disent certains, mais ce qui est sur c’est que la mise en pratique, la répétition de l’action permettent d’installer de nouvelles connexions neuronales, essentielles au changement.

      Lorsque l’on parle de stress chronique les capacités physiques et psychiques diminuent rapidement. Dans de telles situations, cheminer pour retrouver un état d’équilibre et de bien-être peut s’avérer non seulement difficile mais chronophage. Bon nombre de thérapies peuvent aujourd’hui vous soutenir et vous accompagner dans votre démarche. Solliciter de l’aide n’est pas un aveu de faiblesse mais bien un acte courageux et responsable !

      Comment la kinésiologie peut-elle aider en matière de stress ?

      Certaines de ces étapes pour retrouver l’équilibre pourront être plus faciles que d’autres. Quoi qu’il en soi, il s’agit toujours d’un chemin personnel et donc unique.

      La kinésiologie s’adapte à chacun. Technique d’accompagnement, elle permet grâce au tonus musculaire musculaire d’identifier les déséquilibres dans nos vies, qu’ils soient physiques, énergétiques ou encore émotionnels (inconscients). Elle nous aide à cheminer, quel que soit l’étape dans laquelle vous vous êtes, pour retrouver un mieux-être.

      En traduisant les messages du corps, le kinésiologue permet de faire le lien entre les émotions et l’état de santé au sens large du terme. Le test musculaire permet de mettre en lumière des périodes de vie, des émotions, des schémas de défense, des croyances, des peurs, des sabotages etc. qui vous éloignent à votre insu de vos désirs et de vos envies et qui vous figent dans un état de stress.

      Chaque séance permet d’amener de la conscience sur les maux, de restaurer un état d’équilibre (par un ensemble de techniques douces) et d’appuyer de nouvelles ressources pour décristalliser le blocage et retrouver un apaisement physique, psychique ou émotionnel.

      La kinésiologie est un précieux catalyseur pour amener vers une libération du stress. Toutes les cartes sont dès lors en main pour s’aligner et reprendre sa place.

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